
L’île de La Réunion, département français d’outre-mer situé dans l’océan Indien, attire chaque année des centaines de milliers de visiteurs séduits par ses paysages volcaniques spectaculaires, ses cirques majestueux et sa culture créole unique. Bien que cette destination soit administrativement française, la préparation de votre voyage nécessite une attention particulière concernant les documents requis et les formalités à accomplir. La situation géographique particulière de l’île, à plus de 9 000 kilomètres de la métropole, implique des exigences spécifiques en matière de contrôles aux frontières, de réglementations sanitaires et douanières. Que vous voyagiez depuis Paris, une autre ville européenne ou un pays tiers, comprendre précisément quelles sont vos obligations administratives vous permettra d’éviter les désagréments à l’embarquement et de commencer votre séjour sereinement. Les règles diffèrent sensiblement selon votre nationalité, votre statut et même votre itinéraire de vol, notamment si vous transitez par un pays hors Union européenne.
Documents d’identité obligatoires pour voyager vers la réunion depuis la métropole et l’étranger
Planifier votre voyage vers La Réunion commence par rassembler les documents d’identité appropriés. Contrairement à une idée reçue, tous les voyageurs ne sont pas soumis aux mêmes exigences documentaires. Votre nationalité, votre situation administrative et même votre itinéraire de vol déterminent précisément quels documents vous devrez présenter aux autorités.
Carte nationale d’identité française valide pour les ressortissants français
Pour les citoyens français, la simplicité administrative constitue l’un des avantages majeurs du statut de département français de La Réunion. Une carte nationale d’identité en cours de validité suffit pour vous rendre sur l’île, exactement comme pour un déplacement vers n’importe quelle région métropolitaine. Cette facilité s’explique par le fait que vous ne quittez techniquement pas le territoire national français.
Toutefois, cette règle connaît une exception importante : si votre vol comporte une escale dans un pays situé hors de l’Union européenne ou de l’espace Schengen, un passeport devient indispensable. Par exemple, certains vols transitent par le Maroc, la Turquie ou encore la partie néerlandaise de l’île de Saint-Martin (Sint Maarten). Dans ces situations, même si vous ne sortez pas de la zone internationale de l’aéroport, les autorités du pays de transit peuvent exiger un passeport valide. Cette exigence résulte des réglementations internationales qui s’appliquent dès que vous survolez ou transitez par un territoire non européen.
Il convient également de noter qu’un livret de famille ne constitue en aucun cas un document d’identité recevable. La Police aux Frontières refuse systématiquement ce document, même s’il mentionne votre identité et celle de vos enfants. Pensez donc à vérifier la validité de votre carte d’identité plusieurs semaines avant votre départ, car les délais d’obtention peuvent atteindre plusieurs semaines selon votre lieu de résidence.
Passeport biométrique et visa schengen pour les voyageurs extra-européens
Les ressortissants de pays situés hors de l’Union européenne font face à des formalités plus complexes. La Réunion appliquant la réglementation française et européenne, un passeport en cours de validité représente le minimum requis. Mais selon vo
tre nationalité, vous devrez éventuellement présenter un visa adapté à votre situation. Les ressortissants de l’Union européenne et de la Suisse sont dispensés de visa pour un séjour touristique ou familial de moins de 90 jours, mais doivent tout de même être en possession d’un passeport ou d’une carte d’identité valide. En revanche, pour les voyageurs extra-européens, les règles varient selon les accords bilatéraux entre leur pays et la France : certains bénéficient d’une exemption de visa de court séjour, d’autres doivent obligatoirement obtenir un visa avant le départ.
Ce visa est en principe un visa Schengen de court séjour lorsqu’il s’agit d’un voyage touristique de moins de 90 jours, même si La Réunion ne fait pas partie de l’espace Schengen au sens strict. L’instruction des demandes se fait néanmoins par les consulats français, sur la base des mêmes critères que pour un séjour en métropole : moyens financiers suffisants, billet retour, hébergement, assurance voyage. Pour un séjour plus long (études, travail, regroupement familial), un visa de long séjour sera requis et donnera souvent lieu à la délivrance ultérieure d’un titre de séjour par la préfecture de La Réunion.
Il est vivement recommandé de déposer votre demande de visa au moins 3 à 4 semaines avant le départ, voire davantage en haute saison, afin d’éviter tout retard d’instruction. Pensez aussi à vérifier la durée de validité de votre passeport : certaines compagnies et certains pays de transit exigent qu’il soit valide au moins 3 à 6 mois après la date de retour prévue. Enfin, gardez en tête qu’un passeport d’urgence ou temporaire n’est pas accepté partout ; si vous êtes contraint d’y recourir, renseignez-vous précisément sur sa recevabilité pour un voyage vers La Réunion et les îles voisines (Maurice, Seychelles, Madagascar).
Titre de séjour en cours de validité pour les résidents étrangers en france
Vous êtes ressortissant d’un pays tiers mais résidez déjà en France avec un titre de séjour ? Dans ce cas, vos formalités pour aller à La Réunion seront légèrement différentes de celles d’un simple touriste. En tant que détenteur d’une carte de séjour temporaire, pluriannuelle ou d’une carte de résident, vous pouvez en principe vous rendre librement dans les départements et régions d’outre-mer, dont La Réunion, dès lors que votre titre de séjour et votre passeport sont valides. Vous restez sur le territoire français, même si vous quittez la métropole.
Cela ne signifie pas pour autant que vous pouvez voyager uniquement avec votre titre de séjour. Les compagnies aériennes exigent presque systématiquement la présentation du passeport du pays d’origine, accompagné du titre de séjour français. Le duo passeport + titre de séjour permet de prouver à la fois votre identité et la régularité de votre séjour en France. Assurez-vous donc que votre document de séjour couvre toute la durée envisagée de votre voyage, y compris en cas de prolongation imprévue (retard de vol, problème de santé, etc.).
Attention toutefois au trajet choisi. Si votre vol vers La Réunion comprend une escale dans un pays hors UE ou hors Schengen, vous devrez vérifier si votre nationalité nécessite un visa de transit pour ce pays. Par exemple, une escale à Istanbul, Casablanca ou Londres peut impliquer des règles différentes selon votre passeport. Même si vous ne sortez pas de la zone internationale, certaines nationalités doivent présenter un visa de transit aéroportuaire. Avant de réserver, prenez donc le temps de vérifier les conditions d’entrée du pays de transit, afin d’éviter une mauvaise surprise à l’embarquement.
Livret de famille pour les mineurs voyageant sans autorisation parentale
Lorsqu’il s’agit de voyager à La Réunion avec des enfants mineurs, les formalités peuvent rapidement devenir plus complexes. La règle de base est claire : un mineur, tout comme un adulte, doit disposer d’une pièce d’identité individuelle en cours de validité (carte nationale d’identité ou passeport). Le livret de famille, souvent perçu à tort comme un document suffisant, n’est pas une pièce d’identité et ne permet pas de franchir les contrôles de police aux frontières. Il peut toutefois jouer un rôle complémentaire pour prouver un lien de filiation dans certaines situations.
Depuis la réintroduction de l’autorisation de sortie du territoire (AST) en 2017, un enfant français voyageant sans ses deux parents (seul, avec un seul parent, un grand-parent, un ami, un groupe scolaire…) doit parfois présenter des documents supplémentaires. Pour un vol direct entre la métropole et La Réunion, l’AST n’est pas obligatoire si le trajet s’effectue intégralement sur le territoire français. En revanche, si le voyage comporte une escale dans un pays étranger, même sans sortir de l’aéroport, une AST signée par le parent titulaire de l’autorité parentale devient nécessaire.
Dans ces configurations, le livret de famille peut s’avérer très utile, non pas comme titre de voyage, mais comme document justificatif en cas de contrôle renforcé ou de doute sur la filiation. Il permet aux autorités de vérifier que l’accompagnant a bien un lien de parenté (ou une autorisation) avec l’enfant, notamment lorsque celui-ci ne porte pas le même nom de famille que l’adulte qui l’accompagne. Idéalement, vous combinerez : pièce d’identité de l’enfant, AST dûment remplie, photocopie de la pièce d’identité du parent signataire et, à titre complémentaire, livret de famille. Une bonne préparation évite des situations délicates en plein aéroport.
Contrôles sanitaires et vaccination requis à l’aéroport roland garros
Au-delà des documents d’identité, les formalités sanitaires pour La Réunion constituent un volet incontournable de votre préparation de voyage. Même si l’île ne présente pas les mêmes risques sanitaires que certaines destinations tropicales voisines, elle applique des règles strictes pour se protéger de l’introduction de maladies infectieuses. Vous vous demandez s’il faut des vaccins spécifiques pour la Réunion ou si un test COVID est toujours exigé ? Les réponses dépendent principalement de votre pays de provenance et du contexte sanitaire international au moment de votre départ.
L’aéroport Roland Garros, principal point d’entrée sur l’île, applique les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la réglementation française. Certains voyageurs devront présenter un certificat de vaccination, d’autres simplement prouver qu’ils sont à jour de leurs vaccinations classiques. Par ailleurs, même en l’absence de vaccination obligatoire, des précautions sont vivement recommandées, notamment contre les maladies transmises par les moustiques. Comme souvent en matière de santé, mieux vaut anticiper que subir.
Certificat de vaccination contre la fièvre jaune pour les provenances d’afrique et d’amérique du sud
La Réunion n’est pas une zone d’endémie de fièvre jaune, mais elle applique une politique de prévention stricte pour éviter l’introduction de cette maladie virale grave. Si vous arrivez directement de métropole ou d’un autre pays de l’Union européenne, aucun certificat de vaccination contre la fièvre jaune ne vous sera demandé. En revanche, la situation change dès lors que vous arrivez d’un pays où la fièvre jaune est présente, principalement en Afrique subsaharienne et en Amérique du Sud.
Dans ce cas, les autorités sanitaires peuvent exiger la présentation d’un certificat international de vaccination attestant que vous avez été vacciné contre la fièvre jaune au moins 10 jours avant votre départ. Cette obligation s’applique aussi si vous avez simplement transité plus de quelques heures par un pays à risque, même sans en être ressortissant. C’est un peu comme une “empreinte sanitaire” : le simple fait d’avoir séjourné dans une zone d’endémie suffit à déclencher l’exigence de vaccination.
Pour vérifier si votre itinéraire vous expose à cette obligation, consultez les listes de pays à risque publiées par les autorités sanitaires françaises et l’OMS avant de réserver vos vols. En pratique, ce vaccin se réalise dans un centre de vaccination internationale et offre une protection longue durée, souvent valable à vie. N’attendez pas la dernière minute : certains centres sont pris d’assaut avant les vacances scolaires et les départs en missions professionnelles.
Carnet de santé international et prophylaxie antipaludique recommandée
La bonne nouvelle pour les voyageurs : il n’y a pas de paludisme à La Réunion. Vous n’aurez donc pas à suivre de traitement antipaludique spécifique pour un séjour sur l’île. En revanche, si votre voyage inclut d’autres destinations de l’océan Indien (Madagascar, Comores, Mozambique, etc.), une prophylaxie antipaludique pourra être recommandée ou exigée en fonction des zones visitées et de la saison. Dans ce cas, votre médecin ou un centre de vaccination internationale vous remettra les prescriptions nécessaires, à consigner dans votre carnet de santé international.
Ce carnet ou carnet de vaccination international permet de centraliser vos immunisations contre des maladies comme la fièvre jaune, l’hépatite A, l’hépatite B, le tétanos, la typhoïde ou encore la rage pour certains séjours à risque. Même si ces vaccins ne sont pas obligatoires pour entrer à La Réunion, ils sont fréquemment recommandés pour tout voyageur qui souhaite randonner, pratiquer des activités de plein air ou combiner son séjour avec une autre destination tropicale. C’est un peu comme une “trousse à outils” sanitaire : plus elle est complète, plus vous voyagez sereinement.
Au-delà des vaccins, la protection contre les moustiques doit rester une priorité. L’île connaît des épisodes de dengue, transmise par le moustique-tigre Aedes. L’utilisation de répulsifs adaptés aux zones tropicales, le port de vêtements longs en soirée et la présence de moustiquaires dans certains hébergements sont des réflexes simples mais efficaces. Vous partez randonner dans les cirques ou séjourner près du littoral ? Glissez un spray anti-moustiques dans votre bagage cabine : vous en aurez probablement besoin dès la sortie de l’aéroport.
Attestation de test PCR ou antigénique selon les protocoles sanitaires en vigueur
Depuis la pandémie de COVID-19, les formalités sanitaires pour voyager à La Réunion ont évolué à plusieurs reprises. Selon la période et la situation épidémique, il a pu être demandé un test PCR ou antigénique négatif, un schéma vaccinal complet ou un justificatif de rétablissement. Même si les mesures se sont considérablement allégées, il reste essentiel de vérifier, quelques semaines avant le départ, les protocoles en vigueur sur les sites officiels des autorités françaises et de la préfecture de La Réunion.
En pratique, lorsqu’un test est exigé, il doit être réalisé dans un délai précis avant le départ (souvent 24 à 72 heures) et présenté sous forme de certificat lisible, en français ou en anglais. Certaines compagnies peuvent refuser l’embarquement en cas de document illisible, incomplet ou hors délai. Pensez à garder une copie numérique sur votre téléphone et une version papier dans votre bagage cabine pour parer à tout problème de batterie ou de connexion.
Vous voyagez avec des enfants ? Les exigences peuvent différer selon leur âge (par exemple, exemption de test en dessous d’un certain âge). Là encore, la clé est d’anticiper et de consulter les règles actualisées, car les opérations de contrôle peuvent rallonger les temps d’embarquement. Un peu comme pour un dossier administratif complet, un dossier sanitaire bien préparé vous évitera stress et improvisations de dernière minute à l’aéroport.
Formalités douanières et réglementations phytosanitaires du département d’outre-mer
En tant que département français, La Réunion applique des règles douanières et phytosanitaires spécifiques, à mi-chemin entre celles de la métropole et celles d’un territoire insulaire sensible sur le plan écologique. Vous avez envie de rapporter des fruits exotiques, des épices, du rhum ou d’autres spécialités locales ? Ou au contraire, vous envisagez d’apporter dans vos bagages des produits alimentaires depuis la métropole ? Dans les deux sens, il existe des limites et des interdictions qu’il vaut mieux connaître pour éviter les saisies et les amendes.
Les contrôles sont effectués conjointement par les services des douanes et par la Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DAAF). L’objectif principal est de protéger l’écosystème de l’île contre l’introduction de maladies animales, de parasites ou d’espèces invasives susceptibles de déstabiliser la biodiversité locale. À l’image d’une île-laboratoire, La Réunion est particulièrement vigilante sur ce point, d’où des règles parfois plus strictes qu’en métropole.
Déclaration obligatoire des produits d’origine animale et végétale au contrôle DAAF
Certains produits d’origine animale ou végétale que vous transportez dans vos bagages peuvent être soumis à déclaration obligatoire à votre arrivée à La Réunion. Cela concerne notamment les viandes, charcuteries, produits laitiers non stérilisés, plantes en pot, semences, fruits frais ou encore certains produits artisanaux contenant des éléments végétaux ou animaux. À l’aéroport, les agents de la DAAF effectuent des contrôles, parfois assistés de chiens renifleurs, pour détecter ces marchandises sensibles.
En cas de doute, la meilleure attitude consiste à déclarer spontanément les produits concernés au passage en douane. Dans certains cas, ils pourront être autorisés sous réserve d’un contrôle visuel ou documentaire (certificat sanitaire, traitement spécifique, etc.). Dans d’autres, ils seront saisis et détruits pour des raisons de biosécurité. Mieux vaut considérer cette étape comme un “contrôle technique” de vos bagages plutôt que comme une contrainte : elle vise à préserver les filières agricoles locales et la santé des habitants.
Si vous prévoyez d’apporter des plants, des graines ou des produits animaux particuliers (par exemple à des fins de recherche ou pour un projet professionnel), il est impératif de vous renseigner en amont auprès des services compétents et, si nécessaire, d’obtenir des autorisations préalables. Voyager vers une île tropicale suppose d’accepter des règles plus strictes qu’entre deux régions de métropole, mais ces précautions permettent de préserver un patrimoine naturel unique.
Restrictions sur l’importation de denrées alimentaires périssables et alcools
Les voyageurs en provenance de métropole emportent fréquemment des denrées alimentaires pour leur séjour à La Réunion ou pour leurs proches installés sur l’île. Si certains produits ne posent pas de problème particulier (conserves industrielles, produits secs emballés hermétiquement, chocolats…), d’autres sont soumis à des restrictions strictes. C’est le cas notamment des viandes fraîches ou surgelées, des fromages au lait cru, des produits laitiers non pasteurisés ou de certaines préparations maison non étiquetées.
De la même manière, l’importation d’alcools est encadrée par des franchises quantitatives. Les voyageurs majeurs peuvent transporter une certaine quantité de boissons alcoolisées (vin, champagne, spiritueux, bière) dans leurs bagages personnels, au-delà de laquelle des droits et taxes peuvent être exigés. Si vous comptez rapporter du rhum arrangé ou d’autres spécialités locales vers la métropole au retour, les mêmes principes s’appliqueront. Connaître ces seuils vous évitera de devoir abandonner une partie de vos bouteilles au comptoir des douanes.
Vous hésitez sur la nature ou la quantité d’un produit ? Une règle simple peut servir de guide : si l’aliment est périssable, peu ou pas transformé (viande fraîche, produit laitier au lait cru, préparation artisanale fragile), il est plus susceptible d’être interdit ou strictement limité. Les produits industriels, bien emballés et étiquetés, sont généralement mieux tolérés, dans des quantités raisonnables correspondant à une consommation personnelle et non commerciale.
Franchises douanières applicables aux bagages personnels depuis l’union européenne
Pour les voyageurs en provenance de l’Union européenne, dont la métropole, les échanges avec La Réunion se font dans le cadre du marché intérieur, mais avec certaines spécificités fiscales liées au statut de département d’outre-mer. Concrètement, lorsque vous transportez des biens dans vos bagages personnels, vous bénéficiez de franchises douanières au-delà desquelles des droits ou taxes peuvent être perçus, notamment en matière de tabac et d’alcool. Ces seuils sont définis pour distinguer la consommation personnelle d’un usage commercial.
À titre indicatif, les quantités admises pour les produits sensibles (cigarettes, cigares, tabac à rouler, vins, bières, spiritueux) sont généralement proches de celles appliquées aux autres flux intra-UE, mais peuvent faire l’objet d’ajustements pour les DOM. En revanche, pour la plupart des biens de consommation courante (vêtements, électronique, souvenirs), il n’y a pas de contrôle systématique tant que les volumes restent cohérents avec un usage touristique. Acheter un appareil photo à Paris pour l’utiliser à La Réunion ne posera évidemment aucun problème.
Si vous transportez des marchandises de valeur élevée (montres de luxe, bijoux, matériel professionnel coûteux), il peut être prudent de conserver les factures et, le cas échéant, de faire établir un document auprès des douanes au départ, afin d’éviter toute suspicion d’achat hors taxes à l’étranger au retour. Comme souvent en matière douanière, la transparence et l’anticipation restent vos meilleurs alliés.
Interdiction stricte d’introduction d’espèces invasives et végétaux non certifiés
La Réunion abrite une biodiversité exceptionnelle mais fragile. L’introduction d’espèces invasives (plantes, insectes, animaux) a déjà provoqué par le passé des déséquilibres majeurs dans les écosystèmes de l’île. Pour éviter de reproduire ces erreurs, les autorités ont mis en place une politique de tolérance zéro vis-à-vis de l’importation de végétaux non contrôlés, de graines, de fleurs ou de petits animaux exotiques. Apporter “en souvenir” une plante trouvée à l’étranger peut sembler anodin, mais c’est parfois le point de départ d’une véritable catastrophe écologique.
De nombreux végétaux, graines, boutures ou sols sont donc purement et simplement interdits d’entrée sur le territoire réunionnais s’ils ne sont pas accompagnés de certificats phytosanitaires officiels. Les animaux de compagnie exotiques (reptiles, oiseaux, insectes) sont également soumis à une réglementation très stricte, voire prohibés. Pour les voyageurs, cela signifie qu’il faut renoncer à tout projet d’introduction sauvage de plantes ou d’animaux, même en petite quantité et sans intention commerciale.
À l’inverse, si vous souhaitez introduire des végétaux à des fins scientifiques, agronomiques ou professionnelles, vous devrez impérativement passer par des procédures d’autorisation longues et encadrées. La Réunion se protège ainsi comme une “citadelle écologique” : cette rigueur peut surprendre, mais elle est indispensable pour préserver les forêts, les cultures et la faune locale des menaces venues d’ailleurs.
Attestations complémentaires pour séjours professionnels et volontariat à la réunion
Si vous partez à La Réunion dans un cadre autre que touristique, par exemple pour un séjour professionnel, une mission humanitaire ou un volontariat, des documents complémentaires peuvent vous être demandés. Les autorités françaises considèrent certes l’île comme une partie intégrante du territoire national, mais les compagnies aériennes et certains employeurs peuvent exiger des garanties supplémentaires sur le motif et la durée du séjour. Mieux vaut donc rassembler un dossier complet, surtout si vous prévoyez un déplacement de longue durée.
Pour un séjour professionnel, il est souvent utile de disposer d’une attestation de l’employeur précisant la nature de la mission, les dates, le lieu d’hébergement et la prise en charge éventuelle des frais de voyage. Ce document peut vous être demandé lors de contrôles, notamment en période de restrictions sanitaires ou en cas de déplacement jugé “essentiel”. Dans le cadre d’un volontariat, d’un stage ou d’un service civique, une convention de mission établie avec la structure d’accueil (association, ONG, collectivité, entreprise) fera office de justificatif.
Dans tous les cas, conservez avec vous les coordonnées de votre contact local (responsable RH, tuteur de stage, coordinateur de projet), ainsi que les éventuels contrats ou accords signés. Ils pourront être utiles non seulement lors des contrôles à l’embarquement, mais aussi pour d’éventuelles démarches sur place (ouverture de compte bancaire, inscription à la sécurité sociale, location de logement). Un séjour professionnel ou de volontariat à La Réunion se prépare un peu comme un déplacement en métropole combiné à une expatriation de courte durée : quelques documents bien choisis feront toute la différence.
Assurance rapatriement et couverture médicale pour les DOM-TOM
Sur le plan de la santé, La Réunion offre des infrastructures médicales de qualité, comparables à celles de la métropole : hôpitaux modernes, cliniques privées, réseaux de médecins généralistes et spécialistes. Pour les assurés sociaux français, les soins sont pris en charge dans les mêmes conditions que sur le territoire continental. Cela ne dispense pas pour autant de réfléchir à votre couverture médicale globale, notamment si vous n’entrez pas dans ce cadre ou si vous envisagez des activités à risques (randonnée engagée, sports nautiques, parapente, etc.).
Une assurance rapatriement reste fortement recommandée, y compris pour un voyage dans un département français d’outre-mer. Pourquoi ? Parce que certaines situations (accident grave dans une zone isolée, évacuation sanitaire vers la métropole, prise en charge de proches) peuvent générer des coûts importants qui ne sont pas toujours couverts à 100 % par la sécurité sociale ou la mutuelle. Une assurance voyage spécifique inclut généralement le rapatriement, l’assistance 24h/24, l’avance de frais médicaux et parfois la couverture des bagages ou de l’annulation.
Vous venez d’un pays hors UE ou vous n’êtes pas affilié à la sécurité sociale française ? Dans ce cas, la souscription d’une assurance maladie internationale couvrant l’intégralité de votre séjour à La Réunion devient quasiment indispensable. Vérifiez les plafonds de prise en charge, les franchises éventuelles, ainsi que les exclusions (sports extrêmes, grossesse, maladies préexistantes). Une bonne assurance, c’est un peu comme un harnais d’escalade : on espère ne jamais devoir s’en servir, mais on est ravi de l’avoir le jour où l’on en a vraiment besoin.
Procédures spécifiques pour les vols directs depuis Paris-Charles de gaulle et Paris-Orly
La majorité des voyageurs vers La Réunion empruntent des vols directs au départ de Paris-Charles de Gaulle ou de Paris-Orly. Ces liaisons régulières, assurées par plusieurs compagnies aériennes, simplifient grandement les formalités par rapport à un itinéraire avec escale à l’étranger. En effet, lorsque votre trajet se déroule entièrement entre la métropole et La Réunion, vous restez sur le territoire français du décollage à l’atterrissage : les risques de problèmes liés à un passeport manquant, à un visa de transit ou à une AST deviennent nettement plus faibles.
Cela ne signifie pas pour autant qu’aucun contrôle n’aura lieu. À l’aéroport de départ, vous devrez présenter votre carte d’identité ou votre passeport en cours de validité, ainsi que votre billet électronique et, le cas échéant, les documents sanitaires exigés (test, certificat vaccinal). À l’arrivée à l’aéroport Roland Garros, des contrôles d’identité et de sûreté pourront également être effectués, mais ils s’apparentent davantage à ceux d’un vol domestique longue distance qu’à une véritable entrée sur un territoire étranger.
Les compagnies au départ de Paris appliquent en outre des règles strictes sur les bagages. Sur un vol de plus de 10 heures, la tentation est grande de surcharger sa valise, mais les franchises de poids (souvent 23 kg par bagage en soute pour la classe économique) sont rigoureusement vérifiées. Un bagage cabine doit respecter des dimensions et un poids maximum, sous peine d’être réacheminé en soute avec facturation. Pensez aussi aux restrictions sur les liquides en cabine, toujours en vigueur : vos bouteilles de rhum, huiles parfumées ou confitures devront voyager dans la soute si leurs contenances dépassent 100 ml.
Enfin, certaines compagnies peuvent imposer leurs propres exigences documentaires, parfois plus strictes que la réglementation nationale. Par exemple, il n’est pas rare qu’un transporteur recommande fortement le passeport même pour un vol direct, ou demande des justificatifs supplémentaires pour les mineurs. Avant votre départ, prenez quelques minutes pour consulter les conditions générales de transport de votre compagnie et vérifier les consignes de dernière minute envoyées par e-mail : c’est souvent là que se cachent les petits détails qui font gagner beaucoup de temps à l’aéroport.