L’île de la Réunion se démarque comme une destination où la nature offre un terrain de jeu exceptionnel aux amateurs de sensations fortes et d’authenticité. Entre volcans actifs, cirques vertigineux, fonds marins préservés et patrimoine culturel vivant, ce département français de l’océan Indien concentre une diversité d’expériences rares. Que vous soyez en quête d’adrénaline pure lors d’une descente de canyon technique, fasciné par l’observation de la faune marine tropicale ou désireux de vous immerger dans la richesse des traditions créoles, cette île volcanique propose des aventures qui marquent durablement. La géographie exceptionnelle de la Réunion, façonnée par des millions d’années d’activité volcanique, crée des conditions uniques pour vivre des moments qui transcendent le simple tourisme. Découvrez les expériences les plus remarquables à vivre lors de votre séjour sur l’île intense.

Randonnées volcaniques au Piton de la Fournaise et exploration des tunnels de lave

Le Piton de la Fournaise figure parmi les volcans les plus actifs de la planète, avec une moyenne de deux éruptions par an. Cette montagne de feu, qui culmine à 2 632 mètres d’altitude, représente l’attraction naturelle majeure de l’île. Les paysages lunaires qu’elle déploie fascinent géologues et randonneurs du monde entier. Les coulées de lave solidifiée créent des étendues minérales où aucune végétation ne pousse, offrant un spectacle saisissant de désolation minérale. L’accès à ce géant endormi se fait principalement par la route forestière du volcan, qui traverse plusieurs zones climatiques et paysagères en quelques kilomètres seulement.

La préparation d’une excursion volcanique nécessite une attention particulière aux conditions météorologiques, car le brouillard peut rapidement limiter la visibilité à quelques mètres. Les températures varient considérablement entre le littoral et le sommet, imposant d’emporter des vêtements adaptés. L’équipement minimal comprend des chaussures de randonnée robustes, de l’eau en quantité suffisante (au moins 2 litres par personne), de la crème solaire et des en-cas énergétiques. Les rangers du Parc National surveillent l’activité sismique en permanence et peuvent fermer l’accès en cas de danger imminent.

Trekking sur le sentier du pas de bellecombe vers le cratère dolomieu

Le point de départ classique pour approcher le volcan se situe au Pas de Bellecombe, un belvédère spectaculaire perché à 2 311 mètres d’altitude. De là, un escalier de 600 marches descend vers l’enclos Fouqué, vaste caldeira de 8 kilomètres de diamètre. La traversée de cette plaine volcanique jusqu’au cratère Dolomieu représente environ 5 heures aller-retour pour un marcheur moyen. Le sentier balisé de blanc serpente entre les coulées de lave aux teintes variant du noir profond au rouge rouille, témoignant de l’âge des différentes éruptions. Certaines sections présentent une lave cordée caractéristique, aux formes ondulantes figées dans le temps.

L’approche finale du cratère Dolomieu, qui mesure 350 mètres de profondeur et plus d’un kilomètre de diamètre, procure des émotions intenses. Les fumerolles rappellent que le volcan reste en activité permanente, même en période de repos apparent. Par temps clair, la vue embrasse l’océ

oire Indien et révèle la superposition des anciennes coulées qui ont façonné l’île. Cette randonnée reste accessible à toute personne disposant d’une condition physique correcte, mais elle peut devenir éprouvante en cas de forte chaleur ou de vent violent. Mieux vaut partir au lever du jour pour profiter de températures plus clémentes et augmenter vos chances de bénéficier d’un ciel dégagé.

Pour limiter les risques sur ce sentier très minéral, il est recommandé de ne jamais quitter les marques blanches peintes au sol. En cas de brouillard soudain, ces repères deviennent votre fil d’Ariane dans cet océan de basalte. Enfin, n’oubliez pas que le milieu volcanique est fragile : on évite de ramasser des « souvenirs » de lave et l’on reste vigilant sur les zones instables, surtout après de récentes éruptions du Piton de la Fournaise.

Spéléologie dans le tunnel de lave de la caverne dufour

Au-delà des panoramas de surface, la Réunion permet de vivre une expérience rare : pénétrer au cœur de sa roche volcanique en explorant les tunnels de lave. La Caverne Dufour, située entre la Plaine des Cafres et le massif du Piton des Neiges, fait partie de ces réseaux souterrains spectaculaires accessibles avec un guide. Ces « veines » creusées naturellement par la lave fluide rappellent des couloirs artériels figés, où chaque paroi raconte le mouvement de la roche en fusion.

Une sortie de spéléologie dans un tunnel de lave dure en moyenne 2 à 3 heures et ne requiert pas de niveau sportif extrême, mais une bonne aisance de déplacement. Casque, lampe frontale, gants et genouillères sont fournis par les prestataires, qui encadrent généralement de petits groupes de 8 à 10 personnes. Vous évoluerez tantôt debout dans de vastes galeries, tantôt à quatre pattes dans des passages plus bas, en observant au passage stalactites de lave, coulures vitrifiées et banquettes formées par le refroidissement progressif.

Pour profiter pleinement de cette expérience de spéléologie à la Réunion, prévoyez un pantalon solide, un tee-shirt à manches longues et des chaussures fermées antidérapantes que vous n’aurez pas peur de salir. Les enfants sont souvent acceptés à partir de 6 ou 7 ans, à condition de ne pas être claustrophobes. Vous hésitez à vous engager sous terre ? Gardez en tête que ces tunnels restent bien ventilés, que les guides connaissent parfaitement les issues et que la progression se fait à un rythme calme, avec de nombreuses pauses explicatives.

Bivouac en enclos fouqué lors des éruptions nocturnes

Pour vivre une expérience volcanique encore plus intense, certains randonneurs choisissent d’organiser un bivouac réglementé dans l’enclos Fouqué lors des phases d’éruption accessibles au public. Observer une coulée de lave en direct, de nuit, c’est un peu comme assister à la Terre en train de se créer sous vos yeux. Le front incandescent transforme les pentes en rivières orangées, tandis que le ciel se teinte de rouge au rythme des projections.

Ce type d’expérience exige une préparation rigoureuse et le respect strict des consignes du Parc national et de la Préfecture. Lorsqu’une éruption est en cours, les autorités publient régulièrement des bulletins indiquant les zones autorisées, les horaires de passage et les points de vue sécurisés. Le bivouac est généralement toléré dans des secteurs précis, en restant à bonne distance des coulées et des falaises instables. Il faut compter un sac de couchage adapté au froid nocturne, un matelas léger, des vêtements chauds, un réchaud, au moins 3 litres d’eau par personne et une lampe frontale avec piles de rechange.

Passer la nuit dans l’enclos Fouqué, sous la voûte céleste éclatante et face à un volcan en activité, crée des souvenirs quasi irréels. On entend parfois le grondement sourd de la lave, semblable à celui d’un train lointain, et le crépitement des scories qui s’accumulent. Pour vivre cette expérience de bivouac sur le volcan à la Réunion dans les meilleures conditions, il est fortement conseillé de partir avec un accompagnateur en montagne diplômé, habitué à gérer les contraintes météo, la navigation de nuit et l’évolution d’un front de lave.

Traversée géologique des coulées de lave du grand brûlé

Sur le versant est du Piton de la Fournaise, la région du Grand Brûlé offre un autre visage des forces volcaniques qui façonnent l’île. Ici, les coulées se sont précipitées jusqu’à l’océan, recouvrant régulièrement la route nationale et remodelant la côte en quelques jours à peine. Longer ces coulées récentes, parfois encore chaudes en profondeur des mois après l’éruption, revient à feuilleter un livre de géologie à ciel ouvert.

La traversée du Grand Brûlé se fait principalement en voiture, avec de nombreux arrêts possibles le long de la route des Laves entre Sainte-Rose et Saint-Philippe. Sur place, de courts sentiers balisés permettent de marcher sur les coulées successives, d’observer les contrastes entre la lave noire vitrifiée et la végétation qui tente de reprendre ses droits. En quelques années, les fougères, les lichens et les filaos recolonisent ces paysages, offrant un fascinant laboratoire de résilience écologique.

Pour mieux lire les paysages du Grand Brûlé, n’hésitez pas à vous munir d’une carte récente montrant les principales coulées (1977, 1986, 2001, 2004, 2007, 2018, etc.) et à faire appel à un guide spécialisé. Vous apprendrez à distinguer les structures comme la lave en coussins, les « kipukas » (îlots de végétation épargnés), ou encore les cônes adventifs. Pensez aussi à visiter l’église de Notre-Dame-des-Laves à Piton Sainte-Rose, miraculeusement contournée par la lave en 1977, qui illustre parfaitement la puissance et l’imprévisibilité des éruptions du Piton de la Fournaise.

Canyoning technique dans les cirques de Mafate, Cilaos et Salazie

Avec ses reliefs vertigineux, ses ravines encaissées et ses nombreuses cascades, la Réunion est devenue une référence mondiale pour le canyoning. Les cirques de Mafate, Cilaos et Salazie concentrent certains des parcours les plus spectaculaires, mêlant rappels verticaux, sauts dans des vasques translucides et toboggans naturels. Que vous soyez déjà initié ou en quête de vos premières sensations en canyon, l’île intense offre des itinéraires pour tous les niveaux, dans un décor tropical unique.

Les sorties de canyoning à la Réunion se déroulent toujours en petit groupe, encadré par un guide diplômé d’État. Le matériel technique (baudrier, casque, combinaison néoprène, descendeur) est fourni, mais il vous faudra des chaussures fermées adhérentes, un maillot de bain et des vêtements de rechange secs. La plupart des prestataires exigent de savoir nager et d’être à l’aise dans l’eau, même pour les parcours dits « découverte ». Les canyons les plus techniques, eux, s’adressent à des pratiquants sportifs prêts à affronter le vide et les longues journées en milieu humide.

Descente du canyon de trou blanc dans le cirque de cilaos

Situé sur les hauteurs de Cilaos, le canyon de Trou Blanc est souvent décrit comme l’un des plus ludiques de l’île. Ce véritable parc aquatique naturel alterne toboggans creusés dans la roche, sauts dans des vasques aux eaux laiteuses et courtes sections de nage. La descente dure généralement une demi-journée, ce qui en fait un excellent choix pour découvrir le canyoning sportif à la Réunion sans engager une journée complète.

Malgré son côté fun, Trou Blanc demande un minimum d’engagement physique : on évolue longtemps dans l’eau fraîche, parfois à contre-courant, et certains ressauts imposent des sauts ou des rappels sous la surveillance du guide. Les toboggans, parfois impressionnants par leur hauteur, restent optionnels : si vous ne vous sentez pas à l’aise, le guide vous proposera systématiquement un contournement. Pour profiter pleinement de ce canyon, prévoyez un tee-shirt technique sous la combinaison, de l’eau dans une petite gourde étanche et un encas énergétique.

Rappel vertical dans les cascades du bras rouge à salazie

Le canyon du Bras Rouge, bien que plus connu côté Cilaos, offre aussi dans le cirque de Salazie des sections techniques réservées aux amateurs de rappels verticaux. Ici, la descente se fait au cœur de hautes falaises tapissées de mousse, où les cascades tombent en longs filets d’argent. Les rappels, parfois supérieurs à 40 mètres, exigent un bon contrôle de soi et une confiance totale dans le matériel et le guide.

Ce type de parcours est parfait pour ceux qui souhaitent aller au-delà des canyons « aquatiques » et vivre une vraie expérience de verticalité. Vous apprendrez à installer votre descendeur, à gérer votre vitesse sur la corde et à évoluer derrière le rideau d’eau. Avant d’envisager les cascades du Bras Rouge en version technique, il est conseillé d’avoir déjà réalisé un ou deux canyons de difficulté modérée à la Réunion, afin de vous familiariser avec les manœuvres de base et l’ambiance encaissée des ravines.

Toboggan aquatique naturel du canyon de takamaka

Le canyon de Takamaka, dans l’est de l’île, offre une immersion intense dans l’un des massifs les plus arrosés de la Réunion. Ici, la végétation luxuriante et la brume quasi permanente créent une atmosphère de jungle, où l’eau omniprésente sculpte des toboggans verts et glissants. Certains tronçons de Takamaka sont réservés aux experts, mais des versions plus accessibles, guidées par des professionnels, permettent à des pratiquants sportifs de goûter à cette ambiance exceptionnelle.

Ce canyon est réputé pour ses grandes vasques profondes et ses toboggans aquatiques successifs qui donnent parfois l’impression de dévaler un gigantesque parc d’attractions naturel. Cependant, les conditions peuvent évoluer très vite en cas de pluie en altitude : une montée rapide du débit transforme un parcours récréatif en itinéraire engagé. C’est pourquoi les guides vérifient systématiquement la météo et l’état des rivières le matin même, et n’hésitent pas à annuler ou à modifier un parcours pour des raisons de sécurité.

Parcours intégral du canyon des fleurs jaunes en mode sportif

Le canyon des Fleurs Jaunes, au-dessus de Cilaos, fait figure de classique pour les amateurs de sensations fortes. Son itinéraire intégral enchaîne une série de rappels impressionnants, dont certains dépassent les 50 mètres, dans un décor de parois abruptes et de vasques vert émeraude. Il s’agit clairement d’un canyon sportif, qui nécessite une bonne endurance, une aisance avec le vide et parfois une longue marche de retour.

Pour envisager les Fleurs Jaunes en intégral, mieux vaut avoir déjà une première expérience de canyoning technique et ne pas craindre les journées physiques de 6 à 8 heures. La récompense est à la hauteur de l’effort : des panoramas exceptionnels sur le cirque de Cilaos, des points de vue inédits sur les remparts et la satisfaction d’avoir descendu l’un des canyons emblématiques de la Réunion. Là encore, le choix d’un guide expérimenté et la vérification des conditions météo sont essentiels pour profiter de cette aventure en toute sérénité.

Plongée sous-marine dans la réserve naturelle marine de la Réunion

Si les reliefs terrestres impressionnent, les fonds marins de la Réunion réservent eux aussi une palette d’expériences inédites. Créée en 2007, la Réserve naturelle marine de La Réunion protège près de 40 km de littoral entre La Roche aux Oiseaux et la pointe de Trois-Bassins. On y recense plus de 3 500 espèces marines, dont de nombreuses endémiques, évoluant au milieu de récifs coralliens, de tombants et de grottes sous-marines. Pour les plongeurs, débutants comme confirmés, c’est un véritable terrain de jeu à explorer.

La plongée à la Réunion se pratique toute l’année, avec une visibilité souvent supérieure à 20 mètres pendant l’hiver austral (mai à octobre). La température de l’eau oscille entre 23 °C et 28 °C, ce qui permet d’évoluer confortablement avec une combinaison de 3 à 5 mm. Les clubs de Saint-Gilles, Saint-Leu et L’Ermitage proposent baptêmes, formations et plongées exploration, en respectant une charte stricte de protection des récifs : pas de contact avec le corail, flottabilité maîtrisée et limitation du nombre de plongeurs sur les sites les plus fragiles.

Observation des tortues marines et raies manta à la passe de l’hermitage

La Passe de l’Hermitage, qui ouvre le lagon vers le large, figure parmi les spots de plongée les plus réputés de l’île. Les courants y amènent une forte concentration de plancton, attirant tortues vertes, tortues imbriquées et parfois, au cœur de l’hiver austral, de majestueuses raies manta. Flotter en pleine eau pendant qu’une tortue évolue paisiblement à quelques mètres, c’est l’une de ces rencontres marines qui restent gravées longtemps après le voyage.

Les plongées sur ce site se font en général à 18 ou 20 mètres de profondeur, ce qui les rend accessibles à une grande majorité de plongeurs certifiés. Les débutants peuvent opter pour un baptême le long des patates de corail, à des profondeurs plus modestes, tout en profitant de la richesse de la vie récifale : poissons-papillons, chirurgiens bleus, demoiselles et poissons-perroquets. Pour mettre toutes les chances de votre côté lors de l’observation des tortues marines à la Réunion, privilégiez les plongées tôt le matin, moment où elles sont souvent plus actives.

Exploration des tombants coraliens de Saint-Gilles et Saint-Leu

Au large de Saint-Gilles et de Saint-Leu, le récif frangeant laisse place à des tombants vertigineux, véritables falaises sous-marines qui s’enfoncent dans le bleu profond. Ces parois, couvertes d’éponges, de gorgones et de coraux noirs, offrent un décor spectaculaire aux plongeurs expérimentés. On y croise régulièrement des bancs de carangues, des barracudas, des napoléons solitaires et parfois des thons ou des espadons en passage lointain.

Les tombants coraliens de la Réunion se prêtent particulièrement bien aux plongées dérivantes, où le bateau vous dépose en amont du courant et vous récupère plus loin. La sensation de voler au-dessus du vide, tout en longeant une paroi animée de vie, est difficile à comparer : c’est un peu comme marcher au bord d’une falaise, mais dans un silence quasi total, ponctué seulement de votre respiration dans le détendeur. Un bon contrôle de la flottabilité et le respect des consignes du guide sont indispensables pour préserver ces milieux sensibles et garantir votre sécurité.

Plongée dérivante dans les grottes sous-marines de la pointe au sel

La pointe au Sel, au sud de Saint-Leu, abrite un ensemble de grottes et de cavités sous-marines qui font le bonheur des plongeurs à l’aise avec l’environnement « overhead ». On y pénètre par de larges entrées, baignant dans la lumière, avant de s’enfoncer dans des salles où les rais du soleil filtrent parfois par des trous au plafond. L’ambiance y est presque cathédrale, avec des jeux d’ombres et de lumière qui rappellent certains temples immergés.

Ces plongées se font souvent en mode dérivant, le courant vous accompagnant doucement le long de la côte. Elles s’adressent plutôt à des plongeurs déjà certifiés Advanced ou équivalent, capables de gérer leur équipement dans des espaces partiellement fermés. Vous vous demandez si ce type de plongée est pour vous ? Discutez-en franchement avec votre moniteur : il saura évaluer votre niveau et vous proposer éventuellement une première sortie sur un site moins engageant avant de vous emmener dans les grottes de la pointe au Sel.

Survol en hélicoptère des trois cirques et du volcan par corail hélicoptères

Si les sentiers vous permettent de ressentir physiquement le relief réunionnais, le survol en hélicoptère en offre une lecture globale, presque cartographique. En moins d’une heure, vous embrassez du regard les trois cirques (Mafate, Cilaos, Salazie), le Piton des Neiges, le Piton de la Fournaise et des dizaines de cascades inaccessibles autrement. Corail Hélicoptères, l’un des principaux opérateurs de l’île, propose plusieurs circuits depuis les héliports de Saint-Gilles et de Saint-Pierre, adaptés aux envies et au budget de chacun.

Les vols panoramiques durent généralement entre 15 et 55 minutes. L’itinéraire le plus complet, souvent appelé « Tour de l’île », survole successivement les remparts vertigineux de Mafate, les aiguilles de Cilaos, les forêts embrumées de Salazie, puis le cratère Dolomieu et les coulées du Grand Brûlé avant de longer le littoral ouest et ses lagons. Les pilotes, habitués à ces reliefs, commentent le vol en direct et adaptent parfois la trajectoire en fonction des nuages pour optimiser la visibilité.

Pour profiter pleinement d’un survol en hélicoptère à la Réunion, il est conseillé de réserver le premier créneau du matin, lorsque l’air est plus stable et les nuages encore rares au-dessus des cirques. Prévoyez des vêtements sombres (pour limiter les reflets dans les vitres sur vos photos), une paire de lunettes de soleil et, éventuellement, un petit coupe-vent. Enfin, gardez à l’esprit que ces vols ont un impact environnemental : ils restent une expérience à vivre une fois dans sa vie, en pleine conscience, plutôt qu’une activité à répéter.

Rencontres culturelles créoles authentiques dans les hauts de l’île

Au-delà des paysages, la Réunion séduit aussi par la richesse de sa culture créole, fruit d’un métissage entre influences européennes, africaines, malgaches, indiennes et chinoises. Pour approcher cette identité multiple, rien de tel que de quitter le littoral et de monter dans les « Hauts », ces villages perchés où l’on parle encore largement créole, où l’on cuisine au feu de bois et où les traditions restent vivaces. Les rencontres se font souvent autour d’un cari partagé, d’un pique-nique dominical ou d’une visite de maison créole.

Les expériences culturelles à la Réunion peuvent prendre de nombreuses formes : visite de cases traditionnelles restaurées, participation à un atelier de cuisine, découverte de la musique maloya, classée au patrimoine immatériel de l’Unesco, ou encore immersion dans les cérémonies tamoules. L’important est de privilégier des rencontres à taille humaine, avec des habitants impliqués dans la transmission de leur patrimoine, plutôt que des spectacles formatés pour les groupes.

Immersion dans les cases traditionnelles de Hell-Bourg et la nouvelle

Le village d’Hell-Bourg, dans le cirque de Salazie, et l’îlet de La Nouvelle, au cœur de Mafate, offrent deux cadres privilégiés pour découvrir l’architecture créole traditionnelle. À Hell-Bourg, classé parmi les « Plus Beaux Villages de France », les anciennes maisons de villégiature arborent lambrequins, varangues ombragées et jardins luxuriants. Certaines, comme la Maison Folio, se visitent avec un guide qui raconte l’histoire des familles, les usages domestiques et l’art de vivre créole au XIXe siècle.

À La Nouvelle, accessible uniquement à pied ou en hélicoptère, les cases sont plus modestes mais tout aussi révélatrices du génie d’adaptation des habitants. Toits en tôle, panneaux colorés, jardins potagers et vergers témoignent d’une vie en quasi-autonomie au cœur du cirque de Mafate. Passer une nuit en gîte à La Nouvelle, partager un repas à base de grains, de carri et de rhum arrangé, c’est entrer dans l’intimité d’un mode de vie isolé du réseau routier. Vous prendrez alors la mesure de ce que signifie vraiment « vivre dan’ fénoir », loin du tumulte côtier.

Participation aux cérémonies malbar et rituels tamouls au temple du colosse

La communauté indo-tamoule a profondément marqué la culture réunionnaise, notamment à travers ses temples colorés, ses fêtes religieuses et sa gastronomie. Le temple du Colosse, à Saint-André, est l’un des plus emblématiques de l’île. Ses gopurams (tours sculptées) recouverts de divinités multicolores attirent le regard dès l’entrée. Si l’accès à certaines parties du temple est réservé aux fidèles, les extérieurs se visitent librement, dans le respect des lieux (tenue correcte, chaussures retirées dans les espaces sacrés).

Participer ou assister à une cérémonie malbar, comme le Cavadee ou le Dipavali, permet de saisir une autre facette de l’âme réunionnaise. Encens, offrandes de fleurs, chants en tamoul et parfois marches sur le feu rythment ces moments de dévotion collective. Avant de vous rendre à une fête religieuse, renseignez-vous sur le calendrier auprès de l’office de tourisme ou des habitants et demandez toujours l’autorisation avant de photographier les fidèles. Vous découvrirez ainsi que la Réunion n’est pas seulement une île de volcans, mais aussi un carrefour spirituel où plusieurs religions coexistent en bonne intelligence.

Découverte de la distillerie savanna et dégustation de rhums arrangés artisanaux

Impossible d’évoquer les expériences culturelles à la Réunion sans parler du rhum, véritable emblème de la convivialité locale. La distillerie Savanna, située sur le site de Bois-Rouge à Saint-André, compte parmi les plus renommées de l’île. Elle produit aussi bien des rhums traditionnels que des rhums agricoles et des cuvées de dégustation qui rivalisent avec les meilleures références caribéennes. Une visite guidée permet de comprendre toutes les étapes : de la coupe de la canne à sucre à la fermentation, de la distillation au vieillissement en fûts.

Au terme de la visite, une dégustation encadrée initie les visiteurs aux arômes de vanille, de fruits confits, d’épices ou de fruits secs qui caractérisent les rhums vieux réunionnais. Vous découvrirez aussi l’art du rhum arrangé, préparé maison à partir de fruits (letchis, ananas, goyaviers), d’écorces ou d’épices macérés dans le rhum blanc. Bien sûr, la modération reste de mise : mieux vaut prévoir un conducteur désigné ou une solution de transport pour rentrer. Ramener une bouteille de rhum Savanna ou un rhum arrangé artisanal, c’est prolonger un peu l’esprit des « soirées kréol » une fois de retour chez vous.

Parapente acrobatique depuis le site de colimaçons à Saint-Leu

Réputé dans le monde entier, le site de parapente des Colimaçons, au-dessus de Saint-Leu, offre un balcon exceptionnel sur le lagon et les reliefs de l’ouest. Du décollage situé entre 800 et 1 500 mètres d’altitude selon les formules, les pilotes biplaces vous emmènent pour des vols de 15 à 60 minutes. En conditions calmes, le parapente permet une glisse douce et contemplative au-dessus des champs de canne et des filaos. Mais pour les amateurs de sensations, il est possible de transformer ce vol en véritable manège aérien grâce aux figures acrobatiques.

Le parapente acrobatique à la Réunion se pratique avec des moniteurs spécialement formés, qui adaptent le programme aux envies et à la tolérance de chaque passager. Wing-overs (grands balancements d’aile), 360 engagés ou spirales descendantes font monter l’adrénaline tout en respectant des marges de sécurité importantes. L’avantage du biplace, c’est que vous pouvez à tout moment demander à ralentir le rythme ou à revenir à un vol plus calme si les sensations deviennent trop intenses. Vous craignez le vertige ? Rassurez-vous : beaucoup de personnes qui y sont sujettes au sol ne ressentent rien en parapente, car il n’y a pas de contact direct avec le vide sous les pieds.

Pour profiter au mieux d’un vol acrobatique depuis les Colimaçons, prévoyez des chaussures fermées, un pantalon léger et un coupe-vent. Les décollages se font généralement en fin de matinée ou l’après-midi, quand les brises thermiques sont bien établies. Un simple pas de course suffit au départ pour que la voile vous emporte dans les airs. Et si vous souhaitez immortaliser ce moment, la plupart des écoles proposent un pack photos/vidéo grâce à une caméra embarquée. Entre le bleu du lagon, le vert des montagnes et les figures qui vous collent le sourire, vous comprendrez vite pourquoi la Réunion est considérée comme l’un des meilleurs spots de parapente au monde.